Samádhi, l’expérience ultime de la méditation

Sommaire

MEDITATION ET SAMADHI

L’état de méditation est atteint lorsque qu’on est suffisamment concentré pour que les pensées s’arrêtent. Il s’agit d’un état de plus de présence, de lucidité et de conscience. Atteindre cet état par la pratique de méditation est l’étape préalable pour atteindre un niveau encore plus élevé de présence et de lucidité, un état appelé d’hyperconscience ou samádhi. C’est au samádhi qu’on fait référence lorsque l’on parle d’illumination. Cette expérience de lucidité est très connue en Inde et elle est fréquemment décrite dans les ouvrages hindous.

LE YÔGA VISE LE SAMADHI

Bien que l’étape de la méditation soit relativement avancée, le dhyána n’est pas le but final. Le but des techniques de méditation et de  Yôga est le samádhi. C’est la seule tradition qui conduise au samádhi et cela la différencie de tout autre discipline. Et c’est de là que provient la meilleure définition pour tout type de Yôga authentique : « Le Yôga est tout type de méthodologie strictement pratique qui conduit au samádhi ». Ne confondez pas samádhi et satori. Chacun provient d’une époque et d’un continent différent. Chacun est né dans une ethnie spécifique et possède son propre objectif. Nous avons parfois tendance à confondre les concepts qui proviennent de l’Orient en pendant qu’ils sont par principe similaires.

COMMENT ATTEINDRE LE SAMADHI ?

Le samádhi est un état d’hyperconsience qui va bien est bien au delà de l’état de méditation. Pour atteindre ce niveau de méga-lucidité, une profonde évolution physiologique et neurologique doit se faire progressivement au fur et à mesure des années d’entraînement. Cela nécessite donc de maintenir une bonne discipline dans la durée et d’être en bonne santé. Les étapes préliminaires du Yôga permettent de gagner en vitalité, force et souplesse. Cela va a la forte évolution attendu pour atteindre l’état de méditation puis celui de samádhi. Bénéficier d’une santé rebuste permet de maintenir la pratique prenant de longues années.
 
Les techniques du Yôga (comme les travail sur la respiration, pránáyáma, les exercices de purification, kriyá, ou les postures de force et souplesse, ásana) apporte des résultats rapide en terme de flexibilité, de renforcement musculaire et de gestion du stress. Mais, pour éveiller l’énergie appelée kundaliní en toute sécurité, développer les siddhis (capacités hors normes) et atteindre le samádhi, de longues années de dévouement intensif sont nécessaires.
 
C’est pour cela que la majorité des pratiquants de Yôga et méditation ne s’intéresse pas à l’objectif final en lui-même (kundaliní  et samádhi). Ils se satisfont, au contraire, des effets qui se manifestent rapidement et de façon expressive sur le corps et la santé.

LES DIFFERENTS TYPES DE SAMÁDHI

Il existe plusieurs types de samádhi et nous allons présenter les 2 principaux.
 
Le sabíja samádhi, aussi appelé de savikalpa samádhi ou samprajñata samádhi, est le moins difficile à atteindre. Littéralement sa-bíja en sanskrit signifie avec semence. Il s’agit d’une expérience de hyperlucidité où l’on garde la notation de soi et d’ego. Tout pratiquant de vétéran peut chercher à en faire l’expérience, au moins une fois.
 
Le nirbíja samádhi, aussi appelé nirvikalpa ou asamprajñata samádhi, est quant a lui plus difficile à atteindre. Nir-bíja signifie littéralement sans semence. Il s’agit de l’étape ultime d’expansion de la conscience. Il est presque inatteignable si on ne bénéficient pas de ces deux facteurs : un fort dévouement tout au long des années de pratique et une programmation génétique favorable.

L'EVEIL DE LA CONSCIENCE

Il est difficile de se faire une idée de ce qu’est le samadhi, cette expérience étant à un niveau de conscience qui dépasse nos perceptions rationnelles. Vous trouverez ci-dessous un témoignage d’une expérience de conscience étendue.
 
Commencer à enseigner le Yôga fut la grande impulsion qui me catapulte à des niveaux plus avancés de cette philosophie. En me dédiant intégralement au Yôga, je ne dispersais ni mon temps ni mon énergie dans une autre profession. En général, les pratiquants ne commencent à se dédier au Yôga que le soir, après être rentrés du travail, s’être douchés, avoir dîné… C’est ainsi à une heure tardive que les yôgins dilettantes, fatigués et somnolents, débutent leurs lectures et essayent de pratiquer tant bien que mal. Et ils ont souvent de surcroît un conjoint et des enfants, à qui ils doivent donner de l’attention.
Pratiquer le Yôga dans ces conditions est parfaitement viable pour un élève, qui pourra ainsi mieux gérer sa fatigue et son stress. Par contre, cela ne permettra pas d’étudier cette discipline en profondeur et de devenir un professionnel compétent. Pour évoluer de façon effective et atteindre des niveaux supérieurs de conscience, il est indispensable de s’y consacrer à temps plein, en évitant toute dispersion.
 
J’ai eu la chance de commencer très jeune, ce qui m’a permis de pouvoir étudier et pratiquer toute la journée, durant toute la semaine, et cela pendant toute l’année, sans être distrait, ni par une autre profession, ni par la famille. 
De plus, en devenant professeur, j’ai pu commencer à investir dans l’achat de livres importés de l’étranger, plus profonds et beaucoup plus chers. Les étudiants qui n’en faisaient pas leur profession, y pensaient à deux fois avant d’acquérir ces livres, car pour eux, il ne s’agissait que d’une source de satisfaction sans retour financier. Dans mon cas, au contraire, ce que je dépensais en livres, formations et voyages me permettait d’améliorer la qualité de mon travail.
 
En disposant de bons livres et en vivant en immersion totale dans le Yôga, j’ai pus me plonger dans les labyrinthes de l’inconscient. Je faisais ainsi de longs voyages, en remontant toujours plus loin, jusqu’à réaliser une véritable « fouille archéologique », revenant ainsi aux origines de cette philosophie millénaire. Les initiations que je reçus alors furent un fil d’Ariane, avec lequel je parvins à trouver le chemin de retour. Mon Minotaure fut le Seigneur de l’Umbral.
 
Certaines expériences étaient terrifiantes. Toutefois, étant jeune et intrépide, je trouvais la force pour surmonter toutes les épreuves sur mon chemin et arriver ainsi où je voulais. J’ai pu ainsi tester de manière exhaustive un nombre formidable de techniques. Comme on pouvait s’y attendre, la majeure partie des exercices se révélaient inefficaces et ne fonctionnaient qu’à travers l’effet placebo. Beaucoup d’autres étaient dangereux, et n’offraient aucune sécurité au pratiquant, comme c’est le cas du mahá vêdha et du antar mauna.
 
J’ai aussi découvert, plusieurs combinaisons de techniques explosives qui pourraient être très utiles séparément, mais devenaient extrêmement violentes lorsqu’elles étaient pratiquées ensemble. Je ne retenus et systématisai ainsi que les techniques que je constatais être à la fois efficaces et sûres.
 
C’est à partir de ce moment que je commençai à pratiquer le SwáSthya Yôga, maintenant systématisé, avec encore plus d’application et de dévouement. Il se révéla alors extrêmement efficace et m’offrit des résultats forts, relativement rapides et en toute sécurité.
 
Aujourd’hui, cet ensemble de techniques a déjà été pleinement expérimenté et codifié, mais cela n’était pas du tout le cas lorsque j’étais débutant. En réalisant mes recherches et bravant l’inconnu, je vécus certaines expériences qui, si je les racontais ici, pourraient être utiles à ceux qui débutent.
 
Quoi qu’il en soit, le premier et le plus important des conseils, que je me permets de donner au lecteur, est de chercher un Maître qui possède un réel savoir Initiatique et une très bonne expérience pratique. De plus, l’aspirant devra faire preuve d’un sens critique hors du commun pour parvenir à reconnaître un tel Maître et ne pas se laisser aveugler par des pseudos maîtres.
 
Tous les pratiquants passent par des moments de découragement dus aux longues périodes de discipline et d’incubation, où les résultats du sádhana se font attendre. Cela m’arriva à moi aussi. Je me demandais si les pratiques que je faisais étaient correctes, il s’agissait tout de même milliers d’heures d’exercices et un dévouement exclusif, durant des années…
 
Dès les premières pratiques, je perçus des effets rapides et intenses sur le corps, le niveau de stress, la vitalité, la souplesse et le développement de la musculature. Cependant, en ce qui concerne les chakras, les siddhis, la kundaliní et le samádhi, que je considérais comme essentiels, je ne percevais aucun progrès.
 
En réalité, une grande évolution était en train de se réaliser de façon accélérée à l’intérieur de moi, mais cette évolution était dans une phase de fermentation. Ce n’est que plus tard que je découvris que, lorsque le pratiquant ne perçoit pas ses progrès, c’est un signe que le rythme de son évolution est assimilable et qu’il progresse en toute sécurité. Les débutants n’ont en général pas conscience de cela et veulent sentir des pics de progression palpables. Autrement dit, ils tendent à violenter leur organisme qui n’est pas en mesure d’assimiler la grande quantité d’énergie produite, provoquant ainsi des accélérations brusques. Avec le temps, cela finit par miner leur santé physique et mentale.
 
J’ai tellement pratiqué que je réussis à me prendre un véritable choc. La seule chose qui m’a sauvé est que le SwáSthya Yôga offre au pratiquant un grand nombre de dispositifs de protection très efficaces. L’un d’entre eux est que notre force intérieure n’est libérée que lorsque le système nerveux et les nádís sont complètement purifiés et équilibrés.
 
Un beau jour, après une longue période de jeûne, je me mis à pratiquer des heures de japa, avec des bíja mantras, des pránáyámas rythmés et de longs kúmbhakas, renforcés par des bandhas, kriyás, ásanas e pújás. Après trois heures de ce sádhana, je pratiquai le maithuna avec la Shaktí pendant trois heures de plus. Ensuite, je fis encore deux heures de viparíta ashtánga sádhana, dont une heure en padma shírshásana. (Nous déconseillons catégoriquement ce type d’expérience sans l’autorisation et la supervision directe d’un Maître qualifié.)
 
Après tant d’heures de pratiques si fortes, l’inévitable arriva. Je sentis que quelque chose se passait dans mon périnée, comme si un moteur avait commencé à se mettre en marche à l’intérieur. Une vibration très forte prit possession de la région du coccyx. Des bruits sourds rayonnaient à travers les nerfs jusqu’à l’oreille interne, où se produisaient des effets sonores intéressants, dont je pouvais facilement attribuer la provenance à tel ou tel plexus.
Ensuite, une chaleur intense commença à se mettre en mouvement par des ondulations ascendantes. En fonction des mudrás, bandhas, mantras et pránáyámas que j’utilisais, je pouvais jouer sur la température et le rythme des ondulations, et même faire en sorte que ce phénomène reste plus longtemps dans un chakra ou passe directement au suivant. A chaque padma, le son interne changeait, et devenait plus complexe au fur et à mesure qu’il montait le long de la colonne vertébrale.
 
Soudainement, je perdis le contrôle de ce phénomène, comme s’il s’agissait d’un orgasme que l’on cherchait à contrôler jusqu’à un certain point, mais qui ensuite explose. Et ce fut en effet une explosion de lumière, de bonheur et de sagesse. Tout autour de moi était lumière. Je n’étais pas enveloppé dans de la lumière, j’étais de la lumière. Cette lumière, d’un éclat et d’une beauté indescriptibles, brillait très intensément sans pour autant aveugler. La sensation de bonheur allait au-delà de tout entendement. Je ressentis une satisfaction absolue. Un amour inconditionnel fit éruption du fond de mon être, comme de la lave qui jaillit d’un volcan. La sagesse qui m’envahit durant cette expérience était cosmique, illimitée. En un dixième de seconde je compris tout, instantanément. Je compris la raison d’être, l’origine et la fin de toute chose.
 
Je tiens à insister sur la chose suivante : ce furent des expériences comme celle-ci qui anéantirent le mysticisme que j’avais assimilé pendant ma jeunesse, provenant de lectures inappropriées. (« Ni accepter, ni rejeter : ne pas accepter la grâce comme quelque chose de divin, ne pas la rejeter parce qu’elle ne l’est pas ». Texte Sámkhya.) Ceux qui déclarent être devenus mystiques après avoir vécu des expériences semblables, n’en eurent en réalité que des aperçus tant superficiels qu’ils finirent par créer des mystères au lieu de les dissoudre.
 
En ce qui me concerne, c’est à partir de là que surgirent les concepts qui me permirent de conclure la systématisation de notre méthode. A ce moment précis, tout devint limpide. Tout le système s’ajusta de lui-même. Il suffisait de l’observer de haut et de tout voir en une seule fois, comme si on utilisait un objectif grand-angle. Tout était si simple et si logique ! Il suffisait de monter dans une dimension supérieure à celle dans laquelle gisent nos pauvres esprits enchaînés.
 
Je n’eus aucune envie de revenir de cette expérience. Cependant, après une énorme période, qui me sembla durer des heures, de réjouissance et d’apprentissage, je sentis que le moment était venu de revenir à l’état de conscience propre aux relations humaines, dans lequel je pourrais vivre avec les autres, travailler alimenter mon corps, etc. Il suffit que je pense à revenir pour que je change immédiatement d’état de conscience. Ce fut une sensation très intéressante, je sentis que je perdis la dimension de l’infini et tombai à la vitesse de la lumière, de toutes les directions vers lesquelles je m’étais étendu. Ma conscience se contractait dans un centre réduit, infiniment petit, blindé par un esprit et un corps, dans un endroit spécifique de cet Univers qui, un instant auparavant, était entièrement à moi. Le Púrusha cosmique se contractait pour devenir le Púrusha individuel.
 
Revenir à la dimension humaine ne fut pas désagréable. La sensation de plénitude, d’un bonheur ineffable, était toujours présente. Je remarquai alors avec étonnement que les aiguilles de horloge accrochée au mur n’avaient pas bougé. J’aurais pourtant supposé qu’il s’était passé plusieurs heures, mais l’horloge indiquait exactement la même heure. Pour un observateur extérieur, tout se serait passé dans un laps de temps équivalent à un clignement d’œil. Cela n’aurait donc attiré l’attention de personne.
 
A partir de ce jour-là, ce fut comme si j’avais découvert le chemin du trésor : je n’avais plus besoin de carte. Je pouvais entrer et sortir de cet état quand je voulais, sans aucune difficulté. Encore aujourd’hui, en discutant ou en donnant un cours, j’entre dans cet état et vis « des heures » de perception puis j’en reviens sans que mes interlocuteurs ne s’en aperçoivent.
 
 
Article inspiré du livre Méditation et Connaissance de soi du Professeur DeRose

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Je comprends et accepte la procédure d’admission de cette entreprise à laquelle je postule. Je sais que ma demande d’inscription sera soumise à l’approbation du directeur et j’accepte de respecter toute décision prise. Je comprends que pour participer aux activités de DeRose Meditation, je dois être en bonne santé physique et mentale. Je ne dois pas avoir d’incapacité, de déficience, de blessure ou de maladie m’empêchant de faire de l’exercice (actif ou passif) ou qui entraînerait un risque de blessure ou des problèmes de santé suite à la participation aux activités de quelque manière que ce soit.

Je comprends et déclare également que je ne porte aucun problème psychologique, psychiatrique ou neurologique. Il est de ma responsabilité d’informer le directeur de DeRose Meditation de tout changement dans mon état de santé, même temporaire. En participant à toute activité de DeRose Meditation, j’exonère automatiquement de responsabilité cette entité, ses instructeurs, son directeur et en particulier le professeur DeRose, qui n’a aucune affiliation administrative, financière ou autre avec cette entité. Je suis conscient que cette entité est un centre culturel, pas une salle de sport, et ne travaille donc pas avec l’éducation physique ou les activités sportives.

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